Que faire si vous êtes victime d’un accident de la circulation ?
Lors d'un accident de la circulation, si une personne a été blessée, il faut prévenir les services de police ou de gendarmerie. Les autorités sécurisent le lieu de l'accident, établissent un procès-verbal de constatation sur les circonstances de l'accident, relèvent l'identité des conducteurs impliqués, passagers, piétons et témoins le cas échéant. Même si les autorités établissent un procès-verbal, vous devez signaler l'accident à votre assureur. Si vous êtes blessé, vous devez faire établir un certificat médical par l'hôpital ou un médecin précisant vos dommages corporels. Si vous n'aviez pas signalé de blessé lors de l'établissement du constat et que vous ressentez des douleurs quelques heures plus tard, faîtes-les constater le plus tôt possible par un médecin. veillez à bien remplir le constat amiable. contactez le cabinet afin de faire valoir vos droits. 
Comment se déroule une expertise médicale ?
Une expertise médicale est nécessaire pour évaluer précisément les préjudices subis par la victime (après un accident de la circulation, un accident du travail, des violences volontaires, une agression sexuelle, un viol ou une erreur médicale….). L’expert va déterminer l’ensemble de vos préjudices qu’ils soient temporaires ou permanents, économiques ou personnels. Pour cela, il se fondera en particulier sur :
  • le dossier médical et les pièces justificatives que vous lui apporterez,
  • Vos réponses à ses questions, vos doléances et l’examen médical qu’il pratiquera,
  • La discussion avec les parties
L’expertise médicale doit être préparée très sérieusement par la victime et ses conseils. C’est à ce moment que se joue vraiment l’indemnisation de ses préjudices. La réunion d’expertise est un moment où la victime peut se sentir bien seule, alors que c’est probablement le moment où elle a le plus besoin d’être conseillée.il est préférable que la victime soit assistée d’un médecin. La présence d’un médecin ou d’un chirurgien aux côtés de la victime est indispensable: lui seul dispose des connaissances médicales permettant de s’assurer que vos préjudices seront justement évalués par le médecin expert.  
Dans quel cadre la CIVIP indemnise les victimes ?
le cadre d’intervention résulte des articles suivants  Article 706-3 du code de procédure pénale : « Toute personne ayant subi un préjudice résultant de faits volontaires ou non qui présentent le caractère matériel d'une infraction peut obtenir la réparation intégrale des dommages qui résultent des atteintes à la personne, lorsque sont réunies les conditions suivantes : 1° Ces atteintes n'entrent pas dans le champ d'application de l'article 53 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2001 (n° 2000-1257 du 23 décembre 2000) ni de l'article L. 126-1 du code des assurances ni du chapitre Ier de la loi n° 85-677 du 5 juillet 1985 tendant à l'amélioration de la situation des victimes d'accidents de la circulation et à l'accélération des procédures d'indemnisation et n'ont pas pour origine un acte de chasse ou de destruction des animaux nuisibles ; 2° Ces faits : -soit ont entraîné la mort, une incapacité permanente ou une incapacité totale de travail personnel égale ou supérieure à un mois ; -soit sont prévus et réprimés par les articles 222-22 à 222-30, 224-1 A à 224-1 C, 225-4-1 à 225-4-5, 225-14-1 et 225-14-2 et 227-25 à 227-27 du code pénal ; 3° La personne lésée est de nationalité française ou les faits ont été commis sur le territoire national La réparation peut être refusée ou son montant réduit à raison de la faute de la victime. » Article 706-14 « Toute personne qui, victime d'un vol, d'une escroquerie, d'un abus de confiance, d'une extorsion de fonds ou d'une destruction, d'une dégradation ou d'une détérioration d'un bien lui appartenant, ne peut obtenir à un titre quelconque une réparation ou une indemnisation effective et suffisante de son préjudice, et se trouve de ce fait dans une situation matérielle ou psychologique grave, peut obtenir une indemnité dans les conditions prévues par les articles 706-3 (3° et dernier alinéa) à 706-12, lorsque ses ressources sont inférieures au plafond prévu par l'article 4 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique pour béneficier de l'aide juridictionnelle partielle, compte tenu, le cas échéant, de ses charges de famille. L'indemnité est au maximum égale au triple du montant mensuel de ce plafond de ressources. Ces dispositions sont aussi applicables aux personnes mentionnées à l'article 706-3 qui, victimes d'une atteinte à la personne prévue par cet article, ne peuvent à ce titre prétendre à la réparation intégrale de leur préjudice, les faits générateurs de celui-ci ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à un mois. » Si la CIVI décide que la demande d’indemnisation est irrecevable, la victime peut demander une aide au recouvrement au Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infraction (S.A.R.V.I.) dans un délai d’un an à compter de la notification de la décision d’irrecevabilité.